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Simon Cloutier reçoit le Prix Jeanne Dubé 2022

Dernière mise à jour : 30 mai

Simon Cloutier est arrivé à Yellowknife en 2011. Véritable acteur dans les domaines de l’éducation et de la culture, la Fédération franco-ténoise lui a remis le 26 novembre dernier le prix Jeanne Dubé pour souligner ses multiples implications pour la communauté franco-ténoise.


Marine Lobrieau IJL – Réseau. presse – L’Aquilon


« Quand on commence à s’impliquer, on ne le fait pas dans l’espoir un jour de remporter un prix, on ne le fait pas non plus pour soi. On le fait pour les autres », réagit Simon Cloutier.

Le président de la Commission scolaire francophone, Jean de Dieu Tuyishime (à gauche) a remis le Prix Jeanne Dubé à Simon Cloutier (à droite) pour récompenser l'ensemble de son implication bénévole pour la communauté Franco-Ténoise. (Crédit photo- Yvonne Careen)


Engagements pluriels

« Quand je suis arrivé dans les Territoires du Nord-Ouest, je n’avais absolument aucune idée qu’un jour ou l’autre je serais impliqué dans des organismes francophones en situation minoritaire. Je savais qu’il y en avait une communauté francophone ici, mais je ne pensais pas que c’était aussi gros que ça. »


Simon Cloutier cumule huit ans d’expérience dans le secteur éducatif en tant que commissaire représentant de Yellowknife, dont deux mandats consécutifs comme président de la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSFTNO). Il siège au conseil d’administration de la Fédération nationale des conseils scolaires francophone (FNCSF) en tant que représentant des TNO depuis 2015. Lors de leur dernier congrès annuel au mois d’octobre, il a été élu à la présidence de la Fédération. Il devient également trésorier de l’AFCY en 2020. « Nous croyons que sa détermination et sa passion ont su influencer positivement le paysage franco-ténois à travers les années », a souligné Audrey Fournier, directrice de la FFT.


Ce prix est aussi une manière de mettre en lumière l’ensemble de son parcours. « Le temps passe vite et on ne se rend pas toujours compte du chemin parcouru. En recevant le prix, tu réalises, tu te mets à penser d’où tu viens, par où tu es passé pour en arriver là et j’en ai fait beaucoup personnellement », commente-t-il tout en soulignant qu’il s’agit avant tout d’un travail d’équipe.

Entre satisfaction quotidienne et aboutissement ponctuel

Pour le bénévole, son engagement est une source de satisfaction dans sa vie personnelle. « Chaque petit moment est important. J’aime ça. Parfois les dossiers sont complexes, ça prend beaucoup de temps pour les connaitre et développer certaines habiletés, je pense humblement que je me débrouille assez bien. Donc je me suis dit pourquoi ne pas se servir de ses acquis pour continuer à faire évoluer la francophonie. »


Interrogé sur ses plus beaux accomplissements au cours de sa carrière, Simon Cloutier n’a pu se résoudre à en choisir un seul et a évoqué entre autres, le rétablissement des relations stables entre l’Association des parents ayants droit de Yellowknife (APADY) et le gouvernement des TNO. « L’APADY sortait d’un gros combat juridique et les relations étaient extrêmement tendues, se souvient-il. Avec la nouvelle équipe, nous avons réussi à rétablir de saines relations et une collaboration avec le GTNO. » Simon Cloutier souligne également la modification de la directive ministérielle sur les admissions qui a finalement abouti à un nouveau règlement sur le sujet, « tout cela a été négocié par le Conseil scolaire » se félicite-t-il. Enfin l’agrandissement de l’école Alain St-Cyr. « À la fin de la journée, chaque petite chose qui améliore ou facilite la vie, que ce soit d’un seul francophone ou d’un seul enfant francophone aux TNO, est déjà une victoire en soi », conclut-il.

S’engager pour exister

« Quand certains dossiers que tu portes en tant que leadeur d’une équipe extraordinaire aboutissent, c’est sûr que ça apporte une certaine satisfaction », évoque le récipiendaire de l’édition 2022.


Pour lui, l’engagement, même de quelques heures mensuelles, d’une personne permet de poursuivre les combats des Franco-Ténois en situation minoritaire. « L’humain a souvent tendance à prendre les choses pour acquises et on ne se rend pas compte que ces choses-là existent parce qu’il y a des gens qui mettent beaucoup de temps, d’énergie, de cœur et bien souvent sans même être rémunérés pour le faire », pointe Simon Cloutier tout en admettant que le bénévolat puisse effrayer par son aspect chronophage.

Récompenser le bénévolat

Depuis 1993, la Fédération franco-ténoise décerne ce prix aux hommes et femmes dont les implications à titre bénévole ont particulièrement marqué la communauté franco-ténoise. Le but est de récompenser l’engagement des acteurs de la communauté francophone aux Territoires du Nord-Ouest dans le but de le remercier, de l’encourager et d’inspirer d’autres personnes à s’impliquer.


Le prix Jeanne Dubé a été nommé en souvenir d’une résidente de Fort Smith reconnue internationalement pour sa cuisine à base de gibiers nordiques. La FFT a décidé de lui rendre hommage pour son implication et sa capacité à évoluer dans un milieu culturel francophone minoritaire.

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