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Nouvelle ère pour l’immigration francophone au Canada

Cristiano Pereira – IJL – Réseau.Presse – L’Aquilon


Le ministre Marc Miller a dévoilé des initiatives nouvelles visant à réaliser les cibles d’immigration francophone en dehors du Québec.



Le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, a annoncé une série de mesures « ambitieuses » pour atteindre les nouvelles cibles d’accueil de l’immigration francophone hors Québec. (Photo : Chantallya – Louis Francopresse)

Marc Miller, le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, a annoncé une gamme de mesures « ambitieuses » pour atteindre les nouvelles cibles d’accueil de l’immigration francophone hors Québec. Le gouvernement fédéral vise à augmenter la cible d’immigration francophone de 4,4 % à 6 % en 2024, pour atteindre progressivement 7 % en 2025 et 8 % en 2026.


Ces mesures comprennent une nouvelle politique en matière d’immigration francophone, le renouvèlement et l’expansion de l’initiative des communautés francophones accueillantes, un nouveau programme d’appui à l’immigration francophone et la mise en œuvre du Plan d’action pour les langues officielles.


Cette annonce a été faite la semaine dernière lors d’une conférence de presse à Caraquet, au Nouveau-Brunswick. Selon le ministre, l’idée est de créer un « corridor d’attraction », en mettant l’accent sur l’emploi, l’intégration scolaire, la participation des provinces, des conseils municipaux et des communautés.


M. Miller a noté que « ça prend de l’argent » pour réussir. Et il a énuméré plusieurs approches pour l’utilisation des 137 millions $ du Plan d’action pour les langues officielles 2023-2028.


Le ministre a souligné que le but est de créer une nouvelle politique en matière d’immigration francophone est conçue pour soutenir l’épanouissement et le développement économique des communautés francophones minoritaires, en traçant le chemin vers des actions concrètes, ambitieuses et novatrices sur le court, moyen et long terme, visant à accroitre leur poids démographique. Elle repose sur une série de mesures, incluant des actions renforcées de promotion et de soutien au recrutement, tant au Canada qu’à l’international, ciblant spécifiquement des secteurs stratégiques pour résoudre les pénuries de main-d’œuvre.


Le renouvèlement de l’initiative des communautés francophones accueillantes assure le financement continu de quatorze localités canadiennes, Yellowknife incluse, pour soutenir l’intégration des nouveaux arrivants francophones. Ottawa prévoit maintenant d’augmenter jusqu’à diz communautés supplémentaires, qui seront ainsi encouragées à développer des environnements favorables à l’accueil et à l’intégration économique et socioculturelle des immigrants francophones.


Le ministre a également souligné l’importance du nouveau programme d’assistance à l’immigration francophone, qui financera des initiatives innovantes pour éliminer les obstacles à l’immigration. Cela inclut l’aide apportée aux communautés francophones en situation minoritaire pour participer à des actions de promotion internationale, ainsi que pour l’accompagnement et le recrutement de candidats francophones.


Ces initiatives sont soutenues par un investissement de plus de 137 millions $ annoncé dans le cadre du Plan d’action pour les langues officielles 2023-2028 du gouvernement du Canada.


Le ministre a noté que la marque de 4,4 % d’immigrants francophones hors Québec a été dépassée en décembre de l’année dernière, avec un taux s’élevant à environ 4,7 % de janvier à décembre 2023, selon les statistiques provisoires. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) devrait fournir les chiffres définitifs pour 2023 d’ici février 2024. En novembre, l’IRCC a dévoilé des objectifs exigeants, mais réalistes pour les trois prochaines années, avec des taux d’admission de francophones hors Québec de 6 % en 2024, 7 % en 2025 et 8 % en 2026.


« L’immigration francophone joue un rôle crucial dans le renforcement de notre identité nationale. Les nombreuses mesures que nous mettons en œuvre permettront d’attirer des travailleurs francophones talentueux, lesquels contribueront à la force économique et culturelle de leurs communautés », a déclaré M. Miller.


Le ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et des Langues officielles, Randy Boissonnault, à son tour, a considéré que toutes ces mesures « sont fondamentales pour l’avenir et la pérennité des communautés francophones ».


« Une avancée encourageante »


Cette nouvelle politique en immigration francophone annoncée par le ministre Marc Miller a été accueillie avec satisfaction par la Fédération franco-ténoise (FFT), qui considère les mesures comme « une avancée encourageante pour la francophonie canadienne ».


« Pour la première fois, le gouvernement fédéral élabore une politique spécifique à l’immigration francophone, ce qui représente un pas important pour nos communautés. Cette nouvelle politique inclut un ensemble de leviers qui serviront directement les intérêts des communautés francophones en situation minoritaire », a déclaré Jean-François Pitre, président de la FFT, dans un communiqué publié vendredi.


Parmi les engagements pris par le gouvernement à travers cette nouvelle politique, la FFT se réjouit de la mise en place d’un programme d’immigration économique francophone « dans la mesure où elle constitue une demande de longue date de la Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA du Canada) et de ses membres ».


Néanmoins, la FFT note que « si le gouvernement prévoit d’intégrer une lentille francophone à tous les programmes d’immigration d’IRCC, il ne précise néanmoins pas comment cette mesure se traduira en termes d’objectifs chiffrés ».


La Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA) a également exprimé sa satisfaction quant aux mesures annoncées par le ministre. « C’est important parce que le gouvernement reconnait qu’il faut des programmes faits sur mesure pour nos communautés », a déclaré Liane Roy, la présidente de la FCFA, dans un communiqué. « Cette politique inclut beaucoup de mécanismes qui vont nous aider dans notre travail avec le ministère, comme la création d’un programme d’immigration économique francophone », a-t-elle ajouté.

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