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L'Édito de la rédaction

L’Histoire des Noir.e.s


Le Mois de l’Histoire des Noir.e.s touche à sa fin. Aux TNO, comme mentionné lors de la dernière édition, un accent a été mis sur la santé mentale. Pour une population en constante bataille avec des charges mentales non adressées, non diagnostiquées et bien souvent non avouées, c’est un pas important qui est franchi. De manière général, pour un territoire dont les enjeux de santé mentale ne sont pas inconnus, voir le sujet de plus en plus abordé – et cela dans de plus en plus de sphères de la société – laisse quelque peu optimiste.


Pour revenir sur le Mois de l’Histoire des Noirs.e.s, si dans l’édition dernière le mot « célébration » a été utilisé, il convient d’y apporter une ou deux rectifications.

Être une personne noire n’est pas une fête. Le besoin d’identification, le sentiment d’appartenance et l’envie de faire partie de l’Histoire comme tout être humain sont sans doute justifiés et justifiables, mais le Mois de l’Histoire des Noir.e.s n’est pas une fête, tout comme être Noir.e ne l’est pas.


Il serait dommage de voir, d’ici quelques années, cette occasion de s’éduquer et de grandir se transformer en un ersatz de Noël, de la Saint-Valentin ou de n’importe quelle autre fête commerciale.


Est-il interdit de célébrer la vie? Certainement pas!

Simplement, il relève de la décence et du respect de garder à l’esprit que ce mois, qui touche à sa fin, est un espace de croissance; une vitrine sur cet espace, plus précisément.

Donc oui, galas, concerts et confettis ont été de mise et le seront encore pour la fin du mois, et cela chaque année mais; il serait également de mise de garder à l’esprit la souffrance, le passé, le présent et le futur que représente les minorités ethniques – visibles et moins visibles – et de ne pas tomber dans un roman fétichiste qui célèbre la grandeur de groupes ont des besoins vitaux encore peu adressés.

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