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L'Edito de la rédaction

À travers les regards

Il est inquiétant de voir et de savoir que dans certaines parties du monde, même dans des endroits jugés les plus progressistes et qui se posent comme les défenseurs du monde libre, les passions s’élèvent lorsque l’on mentionne un mois pour les personnes noires.


Des débats valides et des opinions pertinentes existent, certes, notamment nos consœurs et confrères avançant que l’idée même d’un Mois de l’histoire des Noir.e.s est proposée et célébrée à travers des référents occidentaux et à travers une lentille blanche, sinon états-unienne.


Celles et ceux qui inquiètent sont ces personnes qui refusent de céder une journée ou un mois à d’autres groupes que le leur, pire encore, qui refusent de reconnaitre l’oppression de ces groupes, avançant fallacieusement que le seul groupe qui devrait exister est celui de l’humain.


Fallacieux, oui, car, sous des airs de rassemblement, ce discours occulte les réalités sociales, politiques, et économiques des groupes opprimés. Ces groupes naissent justement à travers l’oppression.


Personne ne s’est réveillé un jour en disant « je vais créer un groupe de minorités visibles et le célébrer ». On se fait pointer du doigt, regarder avec insistance, poser un peu trop de questions, souvent déplacées, on se fait passer la main dans les cheveux… et cela dans le meilleur des cas.


Les pires scénarios ont été largement documentés ces 400 dernières années.


C’est à travers le regard des autres que l’on sait que l’on est une minorité.


Dans une société qui n’est pas malade, dans une société qui, à minima essaie de guérir, une minorité a sa place, elle est représentée de manière saine et humaine… ses membres sont célébrés.


C’est l’occasion de souffler, l’occasion d’être honoré.e d’être soi-même, l’occasion d’être soi-même, très simplement. C’est également une vitrine pour mettre de l’avant tous ces problèmes et toute cette souffrance, ignorée sinon occultée à longueur d’année. C’est une occasion intersectionnelle d’embrasser les causes de ses confrères et de ses consœurs qui vivent et subissent plusieurs couches de réalités oppressantes.


Cette année, aux TNO, la santé mentale et la littératie financière, deux facteurs importants d’émancipation en société, seront à l’honneur, et c’est une joie que de voir ces thèmes abordés.


Bon Mois de l’histoire des Noir.e.s, bonne émancipation !

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