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L’aube du modernisme dans la musique classique 14

Après son séjour au Château de Chenonceau – dans lequel il joue du piano dans l’orchestre de chambre de l’Académie des Arts et des Lettres – Claude Debussy retourne pour continuer ses études au Conservatoire de Paris.

Au début de 1880, il devient accompagnateur au piano pour la classe de chant de Mme Moreau-Sainti. C’est une période durant laquelle Debussy se complait dans la beauté et la complexité sonore du chant au service de ses des poèmes. Durant cette même période, il compose la musique pour le poème « Nuit d’étoiles », écrit par le poète Théodore de Banville dans son recueil « Les stalactites », une belle et riche interaction musicale entre la voix et le piano.


Au début de 1880, Mme Nadejda von Meck approche Antoine Marmontel – mentor de Claude Debussy – pour lui recommander l’un des meilleurs pianistes du Conservatoire afin de diriger les études de piano de ses enfants pendant leur voyage en Europe durant l’été. Veuve, Mme von Meck a hérité des actions de chemin de fer que son mari possédait en Russie.

Elle est à l’époque la mécène de Rubinstein et de Tchaïkovski – avec qui elle entretenait une amitié épistolaire – et devient l’employeuse de Claude Debussy pour l’été de 1880.

C’est une belle expérience pour les enfants de Mme Von Meck et pour Debussy, âgé de 18 ans, pour plusieurs raisons : en plus de voyager en Suisse (Interlaken), en France (Nice et Paris) et en Italie (Gênes, Naples et Florence), il guide les enfants dans leur apprentissage du piano, il maitrise les compositions de Tchaïkovski en les transcrivant au clavier, tel que la symphonie no 4 qu’il transcrit au piano à quatre mains, et écrit également de nouvelles compositions musicales, telles que « Danse bohémienne » pour piano et « Trio en sol majeur » pour piano, violon et violoncelle. Il présente ces compositions dans la ville de Florence.


Claude Debussy rentre à Paris en novembre pour continuer ses études en écriture musicale au Conservatoire de la ville et continue son travail comme accompagnateur au piano pour la classe de Mme Moreau-Sainti. Sous son inspiration, il écrit environ 40 chansons et sa première suite d’orchestre, composée de quatre mouvements : « Fête », « Ballet », « Rêve » et « Cortège et bacchanale ».

En 1884, il obtient le premier prix du concours Prix de Rome avec sa cantate « L’Enfant prodigue »; un prix qui le conduit jusqu’à Rome pour continuer son perfectionnement à l’Académie de France.


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