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L’AFCY veut renforcer la stabilité de son équipe

Dernière mise à jour : 30 mai

Le directeur général de l’organisme estime « inconcevable » qu’un organisme qui existe depuis 38 ans fonctionne « avec des ressources aussi maigres, surtout considérant l’ampleur de sa mission ».


L’Association franco-culturelle de Yellowknife (AFCY) a réuni près de 30 membres de la communauté le 7 décembre lors de la 37e Assemblée générale annuelle. De la rencontre qui s’est déroulée au club Elks, à Yellowknife, deux idées principales ont émergé : la situation financière s’est beaucoup améliorée, mais la situation semble toujours précaire.


L’AFCY compte seulement un deuxième employé depuis mars 2022 et n’a pas encore sécurisé les ressources pour renouveler l’équipe en place. Le directeur général de l’organisme, Maxime Joly, établit comme objectif principal pour l’année prochaine de garantir la stabilité de l’organisme en renforçant les ressources humaines et financières. « Renouveler le contrat de l’équipe en place, c’est ma priorité absolue, c’est la communauté qui paye le prix parce qu’on ne peut développer d’expertise organisationnelle si tout est à recommencer dès que le seul employé quitte », affirme-t-il.


« Nous reconnaissons que notre financement a évolué dans la bonne direction dans les deux dernières années, notamment celui de Patrimoine canadien, mais il n’en demeure pas moins que le financement de programmation est le plus important et qu’il ne permet présentement pas de renouveler le contrat de l’équipe en place », continue le responsable de l’organisme.


Le conseil d’administration de l’AFCY, de gauche à droite : Michel Legault, Océanne Coulaudoux, Simon Cloutier, Laurence Bonin, Geneviève Charron, Sheryl Boily et Anna Krizova. (Sylvie Savoie est absente de la photo). À la droite, Maxime Joly, Directeur général. (Crédit photo : Cristiano Pereira).


Il y a plusieurs pistes de développement possibles citées dans le rapport annuel « mais aucune n’est véritablement possible sans un minimum de ressources », selon le directeur.


Maxime Joly explique que l’AFCY compte sur deux types de financement, un de programmation et l’autre de projets, mais généralement, le financement de projet ne permet pas de renforcer les capacités des organismes, il ne permet que d’embaucher des ressources externes et de consultants. « C’est un problème », estime-t-il.


M. Joly trouve « inconcevable qu’un organisme qui existe depuis 38 ans fonctionne avec des ressources aussi maigres, surtout considérant l’ampleur de sa mission ». Il rappelle que l’AFCY est l’association responsable de l’essentiel de la vie socioculturelle en français dans la capitale des TNO et qu’elle s’est démarquée comme l’un des organismes les plus actifs du secteur pendant la pandémie : « On a fait 80 activités socioculturelles ces deux dernières années, ayant rejoint près de 4500 personnes malgré la pandémie ».


« Les activités comme la Saint-Jean-Baptiste, les concerts, spectacles d’humour, cabarets, projets de théâtre et autres activités socioculturelles jouent pour beaucoup dans la vitalité de la communauté. C’est quand même ce qui permet aux gens de se rassembler et de se faire des amis ».


Le directeur général de l’organisme se montre motivé pour changer la situation qu’il estime « inacceptable ». « Je crois vraiment au potentiel de l’organisme, je sais ce que ça pourrait être et j’aimerais faire des changements structurants qui vont avoir des répercussions pour les années à venir et pour l’instant, ça passe par l’amélioration des ressources humaines et financières. L’AFCY ne pourra jamais exprimer son plein potentiel sans un minimum de ressources ».


À présent, il y a des discussions en cours, après que le conseil d’administration ait envoyé une lettre aux hauts dirigeants de Patrimoine canadien « pour les aviser du risque existentiel que posait la situation ». « Un retour à un seul employé n’est plus envisageable, ce modèle qui repose sur l’abnégation des ressources n’est pas viable et les francophones de Yellowknife méritent une vie socioculturelle riche et stable », peut-on lire dans le rapport de la direction.


La direction de l’organisme liste comme un des faits saillants l’augmentation significative du nombre de membres de l’AFCY qui s’élève aujourd’hui à près de 225, le double de ses membres en février 2021, par exemple.

Budget

Le rapport de la direction note que l’exercice 2021-2022 « présente des résultats positifs malgré un contexte difficile ». La situation financière s’est améliorée. Pour l’exercice se terminant en 2022, les résultats de l’auditeur indépendant, Bergeron & Co., font état de revenus annuels, en 2021-2022, de 262 130 $. À la fin de l’exercice, l’organisme a dégagé un excédent budgétaire de 3207 $.

Conseil d’administration

Le conseil d’administration de l’AFCY a connu quelques changements lors de l’Assemblée générale. Geneviève Charron devient présidente, en remplaçant Étienne Croteau, qui quitte les TNO. Laurence Bonin prend le titre de vice-présidente. Sylvie Savoie, Simon Cloutier et Michel Legault ont été réélus à leurs rôles d’administratrice et administrateurs. Le conseil d’administration accueille ce mois-ci deux nouveaux membres, élus pour les deux prochaines années : Sheryl Boily et Anna Krizova intègrent l’équipe pour des rôles administratifs.

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