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Collège Aurora : un pas de plus vers l’indépendance


Bien qu’il existe d’autres structures de gouvernance tricamérales dans des établissements postsecondaires, c’est « le premier du genre au Canada », précise la présidente actuelle du Collège Aurora, Glenda Vardy Dell, car l’une des parties prenantes « ne sera composée que d’Autochtones des TNO ». (Photo : L’Aquilon – Archives)


Le premier des trois nouveaux organes directeurs du Collège Aurora vient d’être mis en place, soit le conseil des gouverneurs.


Le Collège Aurora chemine vers son indépendance du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest : la composition de son nouveau conseil des gouverneurs a été annoncée le 6 mars, près de six ans après la dissolution de la structure précédente. En juin 2017, un administrateur, Denny Rodgers, avait été nommé par le GTNO pour entreprendre un examen approfondi des programmes offerts, ce qui a mené au projet de le transformer en une université polytechnique afin de mieux répondre aux besoins des résidants et des employeurs des TNO.


Le conseil des gouverneurs est le premier des trois nouveaux organes directeurs à être mis en place. C’est en effet un système de gouvernance en trois parties, dit tricaméral, qui chapeautera l’établissement d’enseignement grâce aux amendements apportés à Loi sur le Collège Aurora en mai 2022. Ce système sera composé du conseil des gouverneurs, de la commission des études et du conseil des détenteurs du savoir traditionnel.


La commission des études devrait être mise sur pied en aout 2023 et le conseil des détenteurs du savoir traditionnel, en mars 2024.


Le processus pour recruter les gouverneurs avait été lancé fin juillet 2022. Parmi les 13 administrateurs, qui devaient compter deux membres du personnel, un étudiant et au moins cinq résidants autochtones des territoires, on retrouve notamment Joe Handley, ancien premier ministre des TNO et Richard Boudreault, professeur associé à l’École polytechnique de Montréal qui est aussi président du conseil d’administration de Savoir polaire Canada et de celui de l’Université des Premières Nations du Canada.


Bien qu’il existe d’autres structures de gouvernance tricamérales dans des établissements postsecondaires, c’est « le premier du genre au Canada », précise la présidente actuelle du Collège Aurora, Glenda Vardy Dell, car l’une des parties prenantes « ne sera composée que d’Autochtones des TNO ».


Les gouverneurs seront responsables de la vision à long terme de l’établissement et d’en élaborer ses politiques, tout en jouant un rôle d’intermédiaire avec le gouvernement d’ici à ce qu’il atteigne l’indépendance. La commission des études, elle, s’occupera de la programmation de manière à ce qu’elle reflète la vision générale, l’orientation stratégique et les centres de spécialités. Le conseil des détenteurs du savoir traditionnel « fournira des recommandations sur la manière d’intégrer le savoir autochtone local, les visions du monde, les expériences, les coutumes, la langue et d’autres éléments dans les programmes », détaille par courriel la porte-parole du Collège, Jayne Murray, le tout afin de favoriser la réussite des étudiants autochtones, du personnel et du Collège.


Si la composition du conseil des gouverneurs est précisée dans la Loi, ce n’est pas le cas pour les deux autres parties gouvernantes. « Ces questions font partie du travail que le conseil des gouverneurs et le Collège Aurora entreprendront dans le cadre de leur planification pour les deux autres organes », répond dans un courriel Krystal Pidborochynski, gestionnaire des communications stratégiques sur la Transformation du Collège Aurora au gouvernement des TNO. Cela dit, elle affirme que « les gouvernements autochtones participeront à l’élaboration des critères d’identification des détenteurs de savoirs autochtones » et pourront donner leur « avis sur les membres potentiels ».

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