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Budget 2024-2025 : le GTNO accusé d’une « absence de vision »

La ministre des Finances, Caroline Wawzonek, présente un budget visant à renforcer la stabilité financière, malgré des critiques concernant le manque de vision à long terme.


Le premier budget de la 20e Assemblée législative des TNO a été dévoilé par la ministre des Finances, Caroline Wawzonek. Le budget 2024-2025 prévoit des recettes totales de 2,6 milliards $, couvrant ainsi les 2,2 milliards $ de dépenses de fonctionnement ministériel et le budget complet d’immobilisations de 347 millions $ pour l’exercice 2024-2025. Le gouvernement note que ce chiffre a été rendu possible grâce à des économies de 100 millions $ en réductions de dépenses et nouvelles recettes, en plus des économies réalisées dans les programmes ordinaires.


Caroline Wawzonek a insisté sur le fait qu’aucune nouvelle taxe ne serait introduite dans ce budget. Cependant, à partir de juillet 2024, les TNO commenceront à percevoir des recettes provenant des droits d’accise sur les produits de vapotage, à la suite à une entente avec le gouvernement fédéral. Certaines taxes et certains droits seront indexés à l’inflation lorsque cela sera possible. De plus, la taxe sur le carbone, qui a augmenté à 80 $ la tonne le 1er avril 2024, sera compensée par des ajustements pour atténuer l’impact sur le cout de la vie des résidents.


(Photo : PiggyBank)


Priorités budgétaires

« Ce budget, pratique et réaliste, marque le début de notre parcours pour rétablir la viabilité financière », a dit Madame Wawzonek. La ministre des Finances a déclaré que le GTNO change leur façon de fonctionner pour pouvoir continuer d’offrir des programmes de qualité aux résidents et réaliser les priorités de l’Assemblée. Elle a dit que le GTNO veut utiliser les fonds publics le plus efficacement possible et assainir leurs finances.

Le budget 2024-2025 projette un excédent de fonctionnements de 294 millions $ après ajustements, avec des recettes de 2,6 milliards $ contre des dépenses ministérielles de 2,2 milliards. Les dépenses totales pour l’exercice devraient s’élever à 2,62 milliards $, incluant les 2,2 milliards $ de dépenses ministérielles et les 347 millions $ destinés aux infrastructures.


En outre, le budget prévoit une réduction de la dette totale de 49 millions $ d’ici le 31 mars 2025, résultant d’une diminution des emprunts à court terme de 34 millions $ et d’une réduction de la dette à long terme de 15 millions $. Ainsi, le total des emprunts, incluant ceux des organismes, devrait atteindre 1,62 milliard $, soit 184 millions $ sous le plafond d’emprunt imposé par le gouvernement fédéral.


Un budget provisoire avait été approuvé en février 2024 pour financer les opérations du gouvernement d’avril à juin 2024. Ce budget provisoire permettait au gouvernement de fonctionner temporairement après les élections territoriales, sans s’engager sur une année complète de dépenses avant que les nouvelles priorités soient établies.


La critique de Testart

Pour l’instant, Kieron Testart est le député le plus critique, ayant pointé du doigt ce vendredi 24 mai ce qu’il perçoit comme une absence de vision cohérente et d’engagements clairs dans le mandat du gouvernement, soulignant le décalage entre les priorités et les plans d’action.


M. Kieron a examiné le budget à la loupe, le qualifiant de « monstre de Frankenstein financier » en raison de sa nature fragmentée et de ce qu’il voit comme une incapacité à proposer des changements transformateurs ou des investissements significatifs dans des domaines clés. Le député a attiré l’attention sur les lacunes dans le financement des programmes municipaux et des petites communautés, ainsi que sur les coupes dans les services essentiels tels que le logement, soulevant des inquiétudes quant à l’impact du budget sur les communautés à travers le territoire.


Malgré les critiques formulées à l’encontre du budget, le député reconnait certaines initiatives positives, telles que les investissements dans la sécurité publique et la police de proximité, les projets d’infrastructure et les initiatives en matière d’énergie verte. Toutefois, le sentiment général de M. Testart est celui d’un mécontentement face à ce qu’il estime être un manque d’ambition du budget.


« Tel qu’il est, ce budget ne peut être soutenu sans changements significatifs. Je reconnais que ce n’est pas à moi d’établir le budget, mais c’est à moi de recommander des changements », a-t-il dit. Le député a exprimé son scepticisme en affirmant qu’il ne croyait tout simplement pas qu’il y ait assez d’imagination et d’ambition pour faire avancer le gouvernement vers la croissance et le changement dans les années à venir.

« Nous ne pouvons pas nous permettre de partir du mauvais pied et de compromettre les progrès que les habitants du Nord attendent de nous et pour lesquels ils nous ont élus. J’ai promis de ne pas les décevoir, et j’ai l’intention de tenir cette promesse », a conclu le député Kieron Testart.


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