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Antoine Gagnon : un nouvel horizon au Secrétariat aux affaires francophones

Dernière mise à jour : 27 juin


Lors de son entretien avec Médias ténois, le nouveau directeur général du Secrétariat aux affaires francophones, Antoine Gagnon, aborde son rôle avec une perspective enrichie par son expérience précédente au ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation.


Cristiano Pereira

IJL – Réseau.Presse – L’Aquilon


Ayant officiellement pris ses fonctions le 3 juin, il souligne l’importance de bâtir sur les acquis et de maintenir les stratégies efficaces déjà mises en place par son prédécesseur, Benoît Boutin.


M. Gagnon met l’accent sur la continuité des efforts pour soutenir et améliorer les services en français, notamment dans le domaine de la santé, tout en renforçant les relations avec les partenaires fédéraux et territoriaux. Il envisage d’impliquer davantage la communauté francophone dans les décisions du secrétariat à travers des mécanismes de consultation formels, reconnaissant l’importance cruciale de la communication et de la collaboration pour répondre aux besoins spécifiques de la francophonie des Territoires du Nord-Ouest.

Tout en découvrant l’ampleur de son nouveau rôle, M. Gagnon est déterminé à favoriser une transition harmonieuse et à respecter les structures en place pour assurer la continuité des services et des projets stratégiques.


Médias ténois : Quelles sont vos premières impressions sur votre nouveau rôle et les responsabilités qui l’accompagnent?

Antoine Gagnon : C’est encore tout frais. C’est ma troisième semaine, j’ai commencé le 3 juin et j’apprends beaucoup. J’avais une connaissance des dossiers par la bande puisque j’étais déjà au ministère de l’Éducation, Culture et Formation. J’avais un lien avec le secrétariat, avec mon ancien emploi. J’avais déjà travaillé avec Benoît, l’ancien directeur général, sur différents dossiers. Ce que je comprends, c’est que le secrétariat est assez mature. Ils ont fait de l’excellent travail depuis la création du secrétariat pour soutenir les ministères, puis pour faire comprendre aux ministères l’aide qu’on peut leur apporter.

Mon but – ce que je comprends depuis mon arrivée – c’est de conserver ces acquis-là, puis de travailler finalement avec ce qui a été bâti au fil des dernières années… ne rien changer pour l’instant. Mais je découvre une belle organisation au niveau du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, qui a un réseau de coordonnateurs bien implantés, puis des services qui sont utilisés par les différents ministères.


(Photo : Cristiano Pereira)


Mt : Pouvez-vous nous parler de votre expérience précédente au ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation et comment cela vous a préparé pour ce nouveau rôle?

AG : Certainement. J’étais gestionnaire – donc manager – dans l’équipe des programmes relatifs au marché du travail, au ministère de l’Éducation, dans le même édifice, donc. Je travaillais beaucoup avec l’immigration, dont l’immigration francophone. Les programmes relatifs au marché du travail, bien, c’est une entente avec le fédéral aussi, ce sont des ententes de transfert. On a des discussions avec les provinces et territoires et le gouvernement fédéral, avec le ministère d’Emploi, Développement social Canada, puis Immigration, Réfugiés, Citoyenneté Canada dans mon ancien poste.

Ça m’a formé aux relations avec le fédéral, aux relations avec nos homologues des provinces et territoires, puis localement aux relations avec les organismes aux TNO. Les services d’établissement d’immigration sont principalement offerts par les organismes francophones, dont la Fédération franco-ténoise (FFT), le Collège nordique francophone et le CDÉTNO.

Je travaille avec eux sur différents groupes de travail, dont certains étaient présidés par le GTNO. Disons qu’il y a certains groupes de travail comme le partenariat, le calendrier d’immigration et le réseau d’immigration francophone où c’était la communauté ou encore les organismes qui en étaient les leadeurs.


Tout ça pour dire que j’ai appris et que j’ai bâti avec mes relations. J’ai fait cinq ans à ce poste-là, et j’ai eu l’occasion d’avancer dans ma carrière, d’obtenir un poste à la direction générale. 


Avant de travailler au gouvernement des TNO, j’ai travaillé pour Diavik, il y a quelques années, en communication, et aussi au CDÉTNO comme directeur général, où je travaillais étroitement avec la FFT. C’est là que j’ai aussi bâti mon réseau au Canada, dans la francophonie canadienne; un réseau qui est quand même assez important avec le secrétariat et les homologues du secrétariat partout dans les provinces et territoires. Un point important, peut-être pour terminer, c’est qu’avant que je prenne le poste de direction générale du secrétariat, j’étais aussi membre bénévole du conseil d’administration de Médias ténois, qui comprend Radio Taïga et L’Aquilon.


C’est sûr que je voulais continuer à être sur ce conseil d’administration là. J’ai dû partir étant donné la nature de mon poste, mais j’invite les membres de la communauté qui veulent s’impliquer à participer à l’AGA de Médias ténois, qui est à la recherche d’un nouveau membre pour son conseil d’administration.



Mt : Comment envisagez-vous de continuer le travail de votre prédécesseur, Benoît Boutin?

AG : Il y a là certains exemples concrets. Ce matin, on a annoncé une nouvelle entente de cinq ans avec Patrimoine canadien pour le fonctionnement du secrétariat, mais aussi pour offrir des conseils, du soutien concernant le français aux institutions du GTNO.  Puis, bien entendu, on a des rapports à faire, mais on a aussi de l’évaluation des services. On veut s’assurer que l’entente répond aux besoins de la communauté francophone. Pour travailler et continuer à faire ce que Benoît faisait, je dois tendre la main à la communauté francophone. C’est ce que je fais cette semaine. 

J’ai une rencontre avec la communauté francophone, mais aussi avec les autres partenaires de la communauté. Après ça, je vais faire mon travail à l’interne, au gouvernement. C’est un peu un travail qui est double : être un peu à la croisée des transmissions avec la communauté francophone, puis avec les différents ministères du gouvernement. Mes outils sont les coordonnateurs qui sont en place dans chaque ministère ainsi que les coordonnateurs de services en français.


Ensuite, j’ai des employés ici au Service TNO : [il faut] donc bien comprendre ce qu’ils font, s’assurer qu’on répond aux besoins de la communauté, des clients, du gouvernement. Après ça, avec les bailleurs de fonds, s’assurer que finalement je me fais connaitre, que je comprends bien l’entente et qu’on soit capable de répondre à l’entente qu’on vient de signer.


Pour terminer ma réponse, on a un nouveau plan stratégique qui se déroule en même temps que l’entente. Ce plan stratégique là se termine en 2028, donc on entame la deuxième année. Il y a beaucoup de choses qui sont déjà en place. Il y a eu des consultations, il y a eu des négociations avec le fédéral… pour moi [ce qui est important] c’est vraiment d’entrer dans les souliers de Benoît, de prendre ces éléments-là, de ne pas changer tout ça et de vraiment continuer ce qui a été créé à ce jour.


(Photo : Cristiano Pereira)


Mt : Pouvez-vous nous en dire plus sur les objectifs de la réorganisation au sein des secrétariats aux langues?

AG : On a eu des échos. Je pense qu’en ce moment, il va y avoir l’ajout d’un nouvel aide-sous-ministre au ministère de l’Éducation, Culture et Formation. Pour l’instant, le ministère n’a pas l’intention de modifier la structure, l’objectif ou les processus du secrétariat aux affaires francophones. C’est la référence. On est toujours disposé à écouter la communauté, voir si elle a des commentaires à faire sur des répercussions potentielles perçues à l’ajout de l’aide-sous-ministre adjoint.



Mt : Quels sont, selon vous, les principaux défis auxquels le Secrétariat devra faire face dans les années à venir?

AG : Au niveau des communications en français, je pense qu’on est bon. On a fait des consultations et ce qu’on entend de la communauté c’est que ça fonctionne. Les défis se situent plutôt dans l’offre des services en français et surtout dans le domaine de la santé. Cela demeure une priorité pour la communauté et c’est un défi pour le gouvernement d’offrir ces différents soins-là en français.
Lorsqu’on ajoute la couche du français et de l’offre de services en français, il y a différents défis. C’est sûr qu'on met l'accent là-dessus, mais en général, au niveau des communications, on a vraiment fait de bonnes améliorations dans les dernières années.


Mt : Et comment comptez-vous impliquer la communauté francophone dans les projets et dans les décisions du secrétariat?

AG : Il y a un nouveau plan stratégique qui a été mis en place à la suite de consultations avec la communauté.


Dans le plan stratégique, finalement, il y a un mécanisme de consultation avec la communauté. Il y a un organisme porte-parole qui est la FFT. Le but, c’est finalement de créer un groupe de travail, créer un mécanisme où on va être capable de s’entendre sur des rencontres officielles entre la communauté et le gouvernement. Finalement, c’est à nous, le secrétariat et la Fédération franco-ténoise, de travailler ensemble pour élaborer ce mécanisme de consultation, les termes de référence, puis de faire les rencontres en tant que telles. 


Il s’agira de garder les lignes de communication ouvertes. Je pense qu’il faut s’assoir et commencer à créer ce comité-là.


Mt : Pouvez-vous parler un peu de votre vision pour l’avenir du secrétariat?

AG : C’est encore tôt, je pense, pour parler de vision pour l’avenir. Je ne veux pas arriver ici avec un désir de changer les choses.

Comme je l’ai dit, il y a déjà des plans, des ententes, des plans stratégiques en place. Je n’ai donc pas encore de vision, autre que finalement bâtir sur les acquis et m’assurer que la communication est ouverte avec les organisations.


Mt : Quels conseils avez-vous reçus de Benoît Boutin avant d’entrer en fonction, et comment prévoyez-vous de les mettre en pratique?

AG : Il y a eu une transition avec Benoît. J’en suis reconnaissant. Il y avait beaucoup d’informations à partager et on continue de le faire. 

Je viens de commencer, [donc] oui, il y a une collaboration. Ça se fait de façon formelle et informelle.


Les propos de M. Gagnon ont été modifiés à des fins de clarté ou de concision.



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Ce texte ne va pas du tout. C'est fait à 100% par auto transcription c'est certain. Et il n'y a eu aucune relecture. Ca fait mal de le lire.

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